Mélodie Le Clerc parle de sexisme et de l'homophobie mais aussi de tolérance à travers son roman

Rédigé le 27/01/2024


De formation scientifique, mais avec un côté artiste Mélodie Le Clerc a une formation en tant que professeur de musique.  Elle a enseigné au Conservatoire de l'Aveyron, compose de la musique, et joue de la flûte traversière en amateur.

Quelles sont vos sources d'inspiration ?
C'est très varié, ça peut être après avoir regardé un film, ou une lecture et ça m'inspire une idée. ça peut aussi faire suite à une discussion, un échange de points de vue... Ça se développe petit à petit et l'histoire s'esquisse comme ça. Pour ce livre j'avais envie d'écrire sur une femme dans une situation d'homme. Est alors venue l'idée d'une jeune fille qui doit se transformer en garçon. Petit à petit le personnage s'est construit avec l'arrivée aussi d'une épouse et des autres personnages. Le choix de l'époque éloigne et permet de mieux mettre en perspective les soucis de machisme de cette époque. Aujourd'hui ces sujets sont noyés dans le reste des informations et le fait d'exagérer ce phénomène à une autre époque permet de mieux s'en rendre compte et notamment en terme de sexisme et d'homophobie.

Pourquoi l'écriture ?
Ça fait un moment que j'écris, déjà au lycée j'avais écrit un roman dans mon coin que je n'avais pas forcément terminé. Ma grande sœur réalise des albums jeunesse et je travaillais avec elle sur des BD. J'ai souhaité créer mes histoires et pas seulement dessiner. J'aime beaucoup le français et la philosophie, l'analyse de textes et des styles. Quand je lis  j'aime le côté analytique et comprendre la place de chaque mot, de chaque phrase. Quand j'écris j'aime bien trouver le bon mot qui corresponde à une situation. C'est pourquoi je me suis lancée. J'ai mis un an pour écrire ce livre et je l'envoyais à ma mère pour la relecture. J'ai envoyé mon texte à 4 maisons d'édition. Deux m'ont répondu favorablement dont les éditions Baudelaire qui ont été les premiers. Je ne m'attendais pas à ce que ça se fasse aussi vite.


Qu'est-ce qui vous plaît dans l'écriture ?
C'est le fait que ça se passe au ralenti. On se plonge dans l'histoire. J'écris ce que j'ai envie, ce qui me plaît. Quant au rythme d'écriture c'est variable en fonction de mon travail à la boulangerie et aussi de mon inspiration. Quand ça ne vient pas je vais faire autre chose, ça me change les idées et bien souvent je reprends ensuite.
Mélodie a déjà commencé un nouveau roman qu'elle espère publier en plusieurs tomes sur un thème tout à fait différent. Nous lui souhaitons bonne chance pour la suite.