Les vœux de l'opposition municipale : il n'y a pas de politique sur le long terme

Rédigé le 22/01/2023


Le 13 janvier, l'opposition municipale de St-Affrique a tenu une conférence de presse en réaction en partie aux vœux du maire de St-Affrique.


Clément Carles présentait ses vœux aux St-Affricains "dans un contexte national international et local compliqué. Nous sommes à mi-mandat et nous souhaitons dresser un bilan et tracer des perspectives pour la fin du mandat".
Au niveau de "l'explosion des coûts de l'énergie, il y a eu des investissements réalisés dont on bénéficie aujourd'hui avec l'isolation des bâtiments publics, l'installation photovoltaïque en toiture, l'installation du parc éolien, le projet Nowatt sur le bâtiments Occitan... qui nous permettent de bénéficier aujourd'hui d'une énergie moins chère. Mais aujourd'hui on est en panne d'investissements d'avenir pour préparer St-Affrique à entrer dans les décennie à venir".  

Etait ensuite abordé le thème de la jeunesse. "La mise en place d'un conseil municipal des jeunes ne suffit pas à construire la citoyenneté, même si c'est un outil" selon Clément Carles. "On ne peut que se satisfaire de la cantine à 1 €, c'est très bien. Mais ce n'est pas un choix politique, cela s'inscrit dans un dispositif de l'Etat pour lequel la ville est compensée par l'Etat pour ces repas. Les prédécesseurs avaient mis en place la tarification sociale avec les finances de la ville, c'était un choix politique. Une collectivité doit anticiper, là on vit sur des acquis qui ont été instruits par les prédécesseurs" complétait Jean-Luc Malet.
Ils effectuaient le même constat au niveau associatif "où on est sur du coup par coup, sans schéma prévisionnel. On nous annonce la construction de deux terrains de padel, ce n'est pas une mauvaise chose si ça a été travaillé en bonne intelligence avec les associations et le Comité des Sports et s'il y a de la demande pour ce sport. Certaines associations ont vu un couperet sur leurs subventions et on ne nous a pas expliqué pourquoi. Certaines choses peuvent être expliquées et comprises, mais on ne sait rien. Notre ville est structurée autour d'une dynamique associative forte historiquement, on a besoin dans un contexte abîmé par la crise sanitaire d'être en soutien aux associations".

Un soutien à l'économie locale
Pour ce qui est des projets structurants "la municipalité n'a rien créé de nouveau, on aimerait avoir une lisibilité en terme de politique locale sur du long terme, on ne se projette pas. Lors des vœux il n'y a pas eu un mot sur le commerce, sur les petites entreprises et les artisans dans un contexte très difficile pour des activités essentielles à la dynamique de la ville. L'idée d'un Conseil Economique et Social où se retrouveraient les entreprises, les collectivités et les les associations permettrait de tisser du lien et de renforcer les échanges pour répondre aux besoins de nos entrepreneurs et commerçants".

Se réinventer pour  l'accueil des médecins
Au niveau sanitaire "la question de la médecine de ville se pose. On a du mal à voir la vision de l'équipe municipale en matière d'accompagnement. On est à mi mandat, rien ne se passe. Si on n'invente pas, on s'appauvrit et on meurt, ce n'est pas ce qu'on souhaite pour les saint-affricains. Tous les territoires manquent de médecins, il faut séduire les médecins en fin de formation. Ils iront vers des communes qui construisent des maisons de santé pluri-professionnelles réunissant des médecins et des paramédicaux. Aujourd'hui on a des locaux obsolètes, loin des standards actuels. Si la collectivité ne fait pas d'efforts et ne met pas à disposition des locaux pour un exercice optimal on n'aura plus de médecins. Ça fait 3 ans que ça dure, maintenant il faut des réponses rapides".
"Il faut une stratégie politique pour que les st-affricains puissent se projeter. Si les prédécesseurs n'avaient pas lancé le projets, aujourd'hui il n'y aurait rien" était la conclusion de ce point presse.