Face à l’explosion des prix des carburants et à l’absence totale de réponses concrètes du Gouvernement, les entreprises du transport routier n’ont désormais plus d’autre choix que de se mobiliser.
Depuis plusieurs semaines, la profession alerte. Depuis plusieurs semaines, elle demande des mesures d’urgence. Depuis plusieurs semaines, elle n’est pas entendue.
Aujourd’hui, la colère a remplacé l’incompréhension.
Les dispositifs annoncés – reports de charges sociales et fiscales – ne répondent en rien à la crise actuelle. Ils ne font que repousser les échéances et aggraver l’endettement des entreprises.
La réalité est brutale : les coûts d’exploitation explosent, les marges disparaissent, les entreprises vacillent.
Pendant que plusieurs pays européens protègent leurs transporteurs en agissant directement sur le prix du carburant, la France abandonne les siens à une concurrence faussée sur leur propre territoire.
C’est une faute économique. C’est une injustice. C’est inacceptable.
Face à l’inaction persistante du Gouvernement, l’OTRE Aveyron appelle à une mobilisation des transporteurs routiers le 31 mars 2026. Toutes les formes d’action sont désormais envisagées. Rien n’est exclu.
Le secteur ne restera pas spectateur de sa propre disparition. Les entreprises du transport routier exigent :
· Une aide forfaitaire par véhicule, sur le modèle de celle mise en place en 2022, afin de compenser les pertes déjà subies ;
· Une remise immédiate et ciblée sur le carburant, seule mesure capable de répondre efficacement à la crise actuelle.
Les transporteurs routiers réaffirment leur volonté de dialogue. Mais ils refusent que celui-ci serve de prétexte à l’inaction.
Le temps des constats est terminé. Sans réponse rapide, forte et concrète,
la mobilisation s’intensifiera. Les transporteurs routiers sont un maillon vital de l’économie. Sans eux, le pays s’arrête. Sans réponse rapide : action. Sans mesures concrètes : mobilisation renforcée.
Communiqué de l'OTRE